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Monde : plusieurs enfants victimes des mines antipersonnels

Chaque année, le nombre des victimes de mines et d’engins explosifs a presque doublé en un an. En 2014, au moins 3 695 personnes ont été tuées ou blessées par des mines industrielles ou de fabrication artisanale ; en 2015, il y a eu 6 461 victimes répertoriées, soit une augmentation historique de 75 %, ce qui rompt avec les 15 années précédentes, marquées par une baisse constante.

Le rapport de l’Observatoire des mines antipersonnel et d’Handicap International montre qu’en 2015, 78 % des victimes étaient des civils, dont 38 % sont des enfants. Le document indique également que 74 % des personnes tuées par ces engins explosifs l’ont été uniquement dans cinq pays à savoir l’Afghanistan (1 310), la Libye (1 004), l’Yémen (988), la Syrie (864) et l’Ukraine (589).

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Bien que le nombre d’État ayant recours aux mines antipersonnel a fortement diminué ces dernières années, ces armes sont, par contre, de plus en plus utilisées par des groupes armés non-étatiques qui ne respectent pas le droit international, à l’exemple de Boko Haram au Nigeria, Daech en Irak et en Syrie ou encore les talibans en Afghanistan.

Pour l’Observatoire, entre octobre 2015 et octobre 2016 des mines de fabrication artisanale, des engins explosifs improvisés(IED) ont été identifiés dans 10 pays : Afghanistan, Colombie, Irak, Libye, Myanmar, Nigeria, Pakistan, Syrie, Ukraine et Yémen.

De plus, ces armes, qu’elles soient industrielles ou artisanales, restent dangereuses bien au-delà des conflits et menacent durablement les enfants et les populations qui vivent sur ces territoires contaminés.

Au Cambodge par exemple, plus de 20 000 personnes ont été amputées suite à un accident avec une mine. Aujourd’hui, 64 États et territoires sont touchés par la dissémination de ces armes explosives qui continuent de tuer et de mutiler.

Edwige APEDO

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