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Nouvelles mesures de retours de l’UE, les enfants en danger !

On 18 January 2017, in the Tabanovce refugee and migrant centre, a Syrian girl, carrying a plastic cup filled with snow, contemplates whether to join outdoor activities considering the freezing weather. The Tabanovce refugee and migrant centre is currently home to some 100 refugees and migrants - a third of them children. Most have been living in the centre since the closure of borders along the Balkan route in March 2016. UNICEF has provided ongoing support to preserve some semblance of normalcy for children trapped in an abnormal situation - supporting safe spaces for children to play and learn and psychosocial, health and nutrition support. The maths classes are part of the UNICEF supported transitional learning opportunities for school-aged children to help them integrate back into formal education in their final destinations, or into the local school system, should their families decide to apply for asylum in the country. In January 2017, in Greece and the Balkans, migrants and refugees from different parts of the world – including many infants and young children – remain stranded. Many are being housed in shelters that are ill-equipped for winter, even as temperatures fall as low as -20 Celsius. With no sign of a let-up in the extreme cold weather and storms sweeping Eastern, Central and Southern Europe, refugee and migrant children risk falling sick from respiratory and other serious illnesses. Overcrowding and poor insulation make the shelters particularly unhealthy, and allow respiratory diseases to spread quickly when cold weather hits. According to the WHO, the seasonal influenza season started earlier this year in Europe. In a number of affected countries, including Croatia, Serbia, Slovenia and the former Yugoslav Republic of Macedonia, UNICEF and its partners are monitoring the situation of children and women and responding as needed. UNICEF is also distributing winter clothing and other essential items for women and children, using mobile

La Commission européenne a adopté le 02 mars un plan d’action et de recommandations pour les États membres de l’UE à prendre en compte dans leurs procédures de renvoi vers les pays d’origine ou de transit pour les hommes, les femmes et les enfants séjournant irrégulièrement dans la zone.

Le plan exhorte les États membres à favoriser les retours rapides, ce qui limite les mesures de protection qui devraient être garanties à toutes les personnes en situation de migration, et notamment les enfants.

Les agences des Nations unies et les organisations de défense des droits de l’enfant sont préoccupées par ces mesures prises par l’UE d’effectuer des procédures de retours rapides y compris pour les enfants avec des garanties de protection réduites et une augmentation des détentions.

Selon les organisations, cette approche mettrait la vie des enfants en danger et serait une violation de la Convention relative aux droits de l’enfant, que tous les États membres de l’UE ont ratifié.

« Il est essentiel que des procédures solides soient mises en place avant que toute décision de retour soit prise pour un enfant, même pour ceux avec leur famille. Il ne s’agit pas seulement de cases à cocher. L’avis d’un enfant doit être dûment pris en compte, pour juger si le retour est dans son intérêt », indique un communiqué conjoint publié par les agences des Nations Unies.

Cette année, trois enfants afghans non accompagnés se sont suicidés en Suède. Les travailleurs sociaux ont déclaré que les enfants se sentaient seuls et qu’ils ne pouvaient pas gérer l’anxiété du processus, ni la perspective d’être déplacés à un endroit où ils ne se sentaient pas en sécurité.

Loin de répondre aux véritables défis migratoires qui existent dans l’UE, ces propositions ne feront qu’empirer la situation. Derrière les décisions politiques, c’est la vie d’enfants et de familles qui est en jeu.

Edwige APEDO

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